Lorsqu’il arrive à Rome en 1818 grâce au soutien de Roulet de Mézerac, auquel ce tableau est destiné, Léopold Robert vient de se décider pour la peinture. Il va suivre la voie de Marius Granet, maître incontesté des intérieurs d’églises. La ville offre en effet des possibilités infinies, par ses lieux de cultes et par les figures qui les habitent – religieuses, moines, pèlerins – que Robert s’applique à observer et à croquer. La Religieuse mourante est également un sujet inspiré de Granet qui peint au même moment deux tableaux sur le même thème à l’émotion et au pathos manifeste. Ces scènes de genre répondent par ailleurs à un goût des collectionneurs pour l’esthétique de la peinture hollandaise du 17e siècle.